Case postale 404 - 1009 Pully

 

   

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Jean Luc Berger - août 2003

  "Rien n'est statique dans les oeuvres de Jean-Luc Berger, bien que les paysages soient étonnamment paisibles. L'intensité est rendue pas sa maîtrise des volumes, des formes, par les jeux de lumières et des ombres." 

                                                      Laurence Arthur

 

Exposition à la villa Mégroz à Lutry

 

 

Enfant, Jean-Luc Berger usa ses fonds de culotte entre Paudex, Luty et Pully. Profondément amoureux de ce coin de pays, les paysages de son enfance l'on marqué à jamais. Ayant acqui une formation de graphiste – il a la chance d'être de la dernière génération à qui on apprenait encore à dessiner (depuis le computer s'en charge pour vous) – il part travailler comme concepteur dans la pub pour une grande agence de Zurich. Là, il touche aussi à la BD. Mais l'appel du Léman est le plus fort et il quitte éa Limmat pour la Lutrive. Et depuis près de 10 ans, il vit de ses pinceaux, organisant deux à trois expositions par an, principalement  en terre vaudoise et genevoise. C'est la troisième fois qu'il accroche à Lutry.

 

Mais on ne s'improvise pas artiste-peintre. Quand il avait 18 ans, il peignait déjà. Il commença par l'aérographe, puis passa à l'acrylique – qu'il emploie encore quelques fois aujourd'hui – et se fixa définitivment à l'aquarelle, l'huile ne lui paraissant pas appropriée pour reflöter toute la vision poétisée d'un paysage. Car Jean-Luc Berger est un perfectionniste. Il parcourt les bord du lac et la campagne environnante pendant des heures et des jours, jusqu'à ce qu'il rencontre la lumière l'invitant à prendre ses pinceaux et que le paysage lui procure l'émotion nécessaire à toute création. Ce n'est pas lui qui représentera un if par un triangle. Comment vibrer devant une figure géométrique ? Sa peinture est toute en douceur, en lumière, comme le sont nos côtes lémaniques où se balancent avec lenteur et bonheur les bateaux amarrés dans les ports de plaisance. On sauge à Baudelaire: "Là, tout n'est qu'ordre et beauté / Luxe, calme…

 

Depuis quelques temps, il a abordé les natures mortes, tenté par les couleurs flamboyantes et les formes si diverses des fruits et légumes. Il a su leur rendre un volume si parfait qu'on les croirait en relief. De là au nu, il n'y a qu'un pas qu'il vient de franchir, cherchant une interprétation personnelle du corps humain qui le rende vivant. De poses très pudiques, se dégage une grande volupté. On en jugera par les trois nus exposés à Lutry, parmi trente-deux paysages et deux natures mortes.

 

Martine Thomé – article paru dans le Régional.

 

 

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